France, 1907 :
Pour le vulgaire des citadins, la construction de la phraséologie rurale est quelque chose de tellement insolite et de si apparemment confus qu’on n’y voit pas autre chose qu’un obscur charabia. Et pourtant, il n’y a rien de plus simple, de plus logique que la trame grammaticale de ce vieux langage traditionnel, je ne dis pas tel qu’il est écrit dans les livres ni tel que nous le présentent les versificateurs trop souvent disposés à en altérer la contexture, pour arriver plus aisément à former leurs hémistiches, mais tel qu’on peut l’entendre dans la bouche de ceux qui le parlent sermone pedestri, sans aucun mélange du français classique.
(Chanoine D. Haigneré, Introduction à l’étude du patois bas-boulonnais)
