M.D., 1844 : Avoir peur.
Taffé
Taffé
Taffe ou tracque
Vidocq, 1837 : s. — Crainte, peur, épouvante, frayeur.
Taffer
Delvau, 1866 : v. n. Avoir peur, — dans l’argot des faubouriens.
Rigaud, 1881 : Avoir peur. — Taffeur, tafeuse, poltron, poltronne.
France, 1907 : Avoir peur. On dit aussi coquer le taf. Argot des voleurs.
Taffer ou tracquer
Vidocq, 1837 : v. a. — Craindre, épouvanter, effrayer.
Tafferie
Vidocq, 1837 : s. f. — Crainte, peur, épouvante, frayeur.
Taffetas
France, 1907 : Peur. Voir Taf.
Le taffetas les fera dévider et tortiller la planque où est le carme.
(Vidocq)
Taffetas (avoir le)
Vidocq, 1837 : v. a. — Craindre, avoir peur.
Taffeur
Delvau, 1866 : s. m. Poltron. Le Royal Taffeur. Régiment aux cadres élastiques, où l’on incorpore à leur insu tous les gens qui ont donné des preuves de couardise.
Virmaître, 1894 : Poltron.
— Il est tellement taffeur que l’on ne lui fourrerait pas une feuille de papier à cigarette entre les fesses (Argot du peuple). N.
France, 1907 : Poltron.
Eh ! oui, mille tonnerres, c’est surtout quand il s’agit de grèves que les bons bougres doivent être marioles.
Quand des prolos se foutent en grève s’ils sont patraques, routiniers, gnan-gnan, méticuleux et taffeurs, y a pas d’illusion à se faire sur leur sort : ce qui leur pend au nez, — mieux qu’une aune de boudin, — c’est la défaite !
Pour décrocher la victoire, il faut avoir du sang dans les veines, — et non du pissat de richard : il faut être finauds, roublards, malicieux et audacieux.
(Le Père Peinard)
On appelle Royal-taffeur un régiment imaginaire dans lequel on incorpore tous les poltrons.
Taffeur ou tracqueur
Vidocq, 1837 : s. — Poltron.
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