Larchey, 1865 : Groom.
Leur chapeau à cocarde noire, leurs bottes à retroussis, leur veste bleue et leur gilet bariolé, couvrent des gamins arrachés au plaisir de la pipoche.
(A. Deriège)
Tigre :
Le rat débute et danse un pas seul ; son nom a été sur l’affiche en toutes lettres ; il passe tigre et devient premier, second, troisième sujet.
(Th. Gautier)
Delvau, 1866 : s. m. Rat, qui commence à sortir de la foule et devient troisième, puis second, puis premier sujet de la danse. Argot des coulisses.
Delvau, 1866 : s. m. Groom, petit gamin en livrée, — dans l’argot des fashionables.
Rigaud, 1881 : Élève de la danse à l’Opéra, qui a eu la chance d’être remarquée sous plus d’un rapport. Le tigre est la seconde incarnation du rat ; c’est un rat qui a fait son chemin.
Rigaud, 1881 : Urinoir des étages dans les casernes. — Pourquoi tigre ? Est-ce parce que ce récipient est altéré… d’urine comme le tigre est altéré de sang ; ou encore parce que les parois en sont tachetées.
La Rue, 1894 : Groom. Élève de la danse, à l’Opéra, un degré plus haut que le rat.
France, 1907 : Jeune danseuse de ballet ; elle vient hiérarchiquement au-dessus du rat.
Le rat débute et danse un pas seul, son nom a été sur l’affiche en toutes lettres ; il passe tigre et devient premier, second, troisième sujet.
(Théophile Gautier)
France, 1907 : Petit groom ; locution des gandins.
Son cabriolet l’attendait à la porte, attelé d’un superbe pommelé. Il jetait son carnet à quelque commis, glissait mystérieusement une adresse à son tigre, et filait vers je ne sais quel boudoir à la mode.
(Montjoyeux)
France, 1907 : Urinoir ; argot militaire.
La première nuit que je passais au régiment, j’eus le carreau comme matelas et le tigre comme voisin de lit.
(Hector France)
