Topo

Topo

Larchey, 1865 : Officier d’état-major, plan topographique.

Delvau, 1866 : s. m. Plan topographique, — dans l’argot des officiers d’état-major. Se dit aussi pour Officier d’état-major.

Rigaud, 1881 : État-major. — Officier d’état-major.

Rigaud, 1881 : Remontrance de professeur à élève, — dans le jargon des collégiens ; du grec topos, lieu commun, discours banal.

Rigaud, 1881 : Topographie, par apocope.

Merlin, 1888 : Apocope de plan topographique.

Fustier, 1889 : Circulaire ; proposition, motion. Argot des élèves de l’École polytechnique.

France, 1907 : Discours.

Le président s’était levé, agitant son grelot avec une impatience feinte pour réclamer le silence, et il débitait un topo sans prétention, remerciant les « petits amis » d’avoir répondu avec tant d’empressement à son invitation…

(André Desroches, L’Éternelle illusion)

France, 1907 : Officier d’état-major.

France, 1907 : Plan topographique ; abréviation de topographie ; argot militaire et des écoles.

Celui qui, par hasard, n’est pas pris par un service, reste du coin du feu, relit pour la vingtième fois un vieux journal de l’avant-dernier courrier, met son carnet à jour, dessine quelque topo des environs.

(Dick de Lonlay, Au Tonkin)

À l’École polytechnique, on donne le nom de topo non seulement à tout dessin qui représente le plan d’un terrain, mais à toute feuille imprimée ou manuscrite que les élèves se communiquent entre eux, soit dans un but sérieux, soit pour servir d’amusement.

(A. Lévy et G. Pinet)

Topo torsif est dans le même argot la feuille de papier que les élèves font circuler dans les salles, pour dissiper l’ennui et la fatigue des trop longues études et sur laquelle s’agitent les propositions les plus saugrenues, les idées les plus baroques.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique