Travers

Travers

d’Hautel, 1808 : Il crie pour une vesse de travers. C’est-à-dire pour la moindre chose. Se dit par raillerie d’un homme minutieux, criard, emporté, susceptible et ridicule à l’excès.
À travers choux. Pour étourdiment ; sans considération.

Travers (passer quelqu’un à)

France, 1907 : Le battre.

Traverse

Vidocq, 1837 : s. m. — Bagne, galère.

Rigaud, 1881 : Bagne, — dans l’ancien argot.

La Rue, 1894 : Bagne. En traverse à perte de vue, condamné au bagne à perpétuité.

France, 1907 : Déportation. Aller en traverse, être expédié dans une colonie pénitentiaire. Argot des voleurs, de traversée.

Traverse (en)

Delvau, 1866 : adv. Travaux forcés à perpétuité, — dans l’argot des voleurs. On dit aussi À perte de vue.

Traversin

France, 1907 : Sobriquet donné par les cavaliers aux soldats d’infanterie au temps où l’on prenait pour cette arme des hommes de petite taille.

Traversin (faire du)

France, 1907 : Décrire des zigzags dans la rue, étant ivre ; jeu de mot sur travers, alter de travers. Expression du Centre.

Traversin (se foutre un coup de)

France, 1907 : Dormir.

S’rait pas trop tôt que j’pionce un brin ;
C’que j’vas m’fout’ un coup d’traversin.

(André Gill, La Muse à Bibi)

Traversin, tirebraise

Rigaud, 1881 : Soldat d’infanterie ; par allusion à la petite taille des fantassins.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique