Tremper

Tremper

Delvau, 1866 : v. a. Battre.

Delvau, 1866 : v. n. Souper, manger, — dans l’argot des ouvriers.

Tremper sa mouillette

France, 1907 : Sacrifier à Vénus ; argot populaire.

Tremper son pied dans l’encre

Delvau, 1866 : v. a. Être consigné, — dans l’argot des vieux troupiers.

France, 1907 : Être consigné ; expression militaire.

Tremper une soupe

Rossignol, 1901 : Battre quelqu’un.

Il m’a fait des sottises ; lorsque je le rencontrerai, je me charge de lui tremper une soupe.

France, 1907 : Battre : expression populaire.

Un beau voyou, tout ce qu’il y a de plus réussi, les regardait passer ainsi que moi : — Tiens, s’est-il écrié en apercevant une drôlesse, couverte de velours et de soie, ma sœur Nastasie ! En v’là une à laquelle papa tremperait une jolie soupe si elle venait à lui demander à becqueter demain.

(Léon Rossignol)

Tremper une soupe à quelqu’un

Delvau, 1866 : v. a. Le maltraiter rudement, par paroles ou par action. Argot du peuple.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique