un détenu, 1846 : Populace, foule.
Trep
Trep
Trépan
France, 1907 : Bague creuse contenant une substance colorée dont les grecs se servent pour marquer les cartes.
Trèpe
Vidocq, 1837 : s. f. — Affluence de peuple. Terme des saltimbanques et des voleurs parisiens.
Clémens, 1840 : Rassemblement.
Larchey, 1865 : Foule. — Corruption de Troupe. V. Garçon, Trèfle.
Rigaud, 1881 : Foule, — dans le jargon des voleurs. — Servir de trèpe, faire ranger la foule. (L. Larchey)
Virmaître, 1894 : Ne veut pas dire la foule, comme le disent les dictionnaires d’argot ; ce mot veut dire clientèle, d’après Loyssel.
Faut pas blaguer, le trépe est bath
Dans ce taudion, i s’trouve des rupins
Si queuq’s gonciers traînent la savate
J’en ai r’bourré qu’ont d’scarpins. (Argot des voleurs).
Trêpe
France, 1907 : Assemblage de gens bien mis, cossus.
La mort du père Lunette va donner peut-être pour quelque temps une vie nouvelle au petit bouchon de la rue des Anglais : il est probable qu’on y verra ces jours-ci du trêpe en quantité plus fournie (du trêpe, c’est-a-dire des gens galbeux, avec un tuyau de poêle sur la tête).
(La Nation)
France, 1907 : Foule, du vieux français trêper, marcher, argot des voleurs, ou du vieux provençal trêpe, troupeau.
Sur la placarde de vergne
Il nous faudrait gambiller,
Allumés de toutes ces largues,
Loufa malura dondaine,
Et du trêpe rassemblé,
Lonfa malura dondé.
(Vidocq)
S’ébattre dans le trêpe, aller çà et là dans la foule. Roulotte à trêpe, omnibus.
Trèpe (du)
M.D., 1844 : Du monde.
Trépeligour
Rigaud, 1881 : Vagabond, — dans l’ancien argot.
France, 1907 : Vagabond ; vieil argot, de trêper, marcher, et le gourd, la grand’route.
Trépignard
Rigaud, 1881 : Voleur qui profite d’un rassemblement, qui, au besoin, de complicité avec un ou deux compères, fait naître un rassemblement à la faveur duquel il exercera sa petite industrie. En argot, trèpe veut dire foule, rassemblement.
France, 1907 : Voleur qui exerce son industrie dans la foule, le trêpe ; argot des malfaiteurs.
Trépignée
Delvau, 1866 : s. f. Coups donnés ou reçus.
Rigaud, 1881 : Volée de coups. — Flanquer une trépignée dans le gîte, administrer une volée soignée.
France, 1907 : Correction, volée de coups.
Il n’est bruit sur les planches de Trouville et dans le monde qui s’amuse que de l’énorme trépignée que la comtesse de X… vient d’administrer à Blanche D…, une blonde fort jolie, qui a reçu pendant longtemps à draps ouverts la noblesse espagnole.
Les chignons ont volé au plafond, les dentelles Jésurum ont été déchirées, les boucles d’oreilles ont été arrachées avec du sang.
Il n’a manqué qu’une chose à cette petite fête, c’est la fessée qu’une grande artiste administra un jour, à Bordeaux, à une cocotte devenue aujourd’hui une mondaine très huppée.
N’empêche que cette lutte à mains plates entre une demi-mondaine en vue et une comtesse authentique pour un jeune guerluchon constitue un des côtés intéressants de la grande semaine de Trouville.
(Gil Blas)
Trépigner
Larchey, 1865 : Battre. — Mot à mot : trépigner sur le corps. — Trépignée : Rossée.
Delvau, 1866 : v. a. Accabler de coups.
Hayard, 1907 : Battre.
Trepp
Rossignol, 1901 : Rassemblement de monde. À l’arrivée du commandant Marchand, il y avait du trepp à la gare. Dans un café, où il y a beaucoup de clients, il y a du trepp.
Treppe
Delvau, 1866 : s. m. Peuple ; foule, — dans l’argot des voleurs. S’esbattre dans le treppe. Se mêler à la foule. J’ai bien envie de faire descendre ce mot du grec τρέπω (tourner, s’agiter en désordre comme fait la foule).
La Rue, 1894 : Peuple, foule. Troupe.
Hayard, 1907 : Foule, public.
Treps
France, 1907 : Le public, déformation de trêpe.
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