d’Hautel, 1808 : Terme de mépris ; maison de débauche ; académie de jeu.
Battre un homme dans son tripot. Le surpasser, lui en revendre dans les choses qu’il sait le mieux, dans les détails de sa profession.
Halbert, 1849 : Garde de police.
Rigaud, 1881 : Garde municipal. Dérivé, de tripotée.
La Rue, 1894 : Garde municipal. Maison de jeu de dernier ordre.
France, 1907 : Garde municipal ; argot des voleurs.
France, 1907 : Lieu de réunion d’escrocs, de gens mal famés, de tripoteurs.
Le tripot parlementaire dégringole aux extrêmes limites de la déconsidération et du ridicule ; ses conducteurs, ses défenseurs attitrés, ses ministres, au lieu de le retenir sur la pente des chutes, l’y poussent plus avant. La société française est aujourd’hui divisée en deux parties. D’un côté, la nation ; — de l’autre, un millier d’hommes qui prétendent être ses directeurs et ses maîtres. Ils ne se recommandent au pouvoir ni par le prestige du talent, ni par l’intégrité de leur existence ; ils s’y sont juchés sur la lassitude et l’indifférence des électeurs.
