Rigaud, 1881 : Pour mastroquet, marchand de vin.
Rossignol, 1901 : Marchand de vin.
France, 1907 : Marchand de vin, cabaretier ; abréviation de mastroquet.
Le café-concert répond à un besoin moral.
Mais parfaitement ! Ce mot composé l’indique assez pour que nous n’insistions pas : concert est le correctif, l’atténuation de café.
On n’y va pas pour boire comme Socrate le Sage dans les tavernes d’Athènes, comme Virgile dans les cabarets syriens, comme Athénée de Naucrate, Denys le Jeune, Ovide, Horace, Properce, Tibulle, qui allaient chez les troquets de l’époque sans avoir la musique pour excuse.
Cicéron lui-même, le grand Civéron — maître Tartempion, voilez-vous la face, lacérez votre toge — allait chez Macula, cabaretier de Rome, boire du vin tout comme Coupeau, Mes-Hottes et Bec-Sale. Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est M. Delvau dans sa préface de l’histoire anecdotique les cabarets.
(P. Peltier d’Hampol)
