Delvau, 1866 : v. a. S’emparer sans façon, familièrement, d’une chose. Argot du peuple.
Rigaud, 1881 : S’approprier un objet. — Tutoyer un porte-morningue. — Fréquenter, s’approcher de.
S’abstenir de tutoyer le zinc.
(Le Sans-culotte, 1879)
C’est-à-dire : Ne pas prendre des familiarités avec le comptoir du marchand de vin.
Fustier, 1889 : Dérober ; on dit aussi effaroucher.
France, 1907 : Fréquenter intimement, coïter ; argot boulevardier.
— Et je regrette de ne pas l’avoir un peu tutoyée avant qu’elle n’eût à servir comme aujourd’hui que des restes, d’ailleurs fort bien cuisinés et encore mieux présentés… Glissons…
(René Maizeroy, Leurs petits cahiers)
Tutoyer une chose, s’en emparer.
— Hé, dis donc, camarade, il me semble que tu tutoies un peu trop mon tabac.
(Charleton)
