Vidocq, 1837 : s. m. — Postillon.
Velo
Velo
Vélo
Larchey, 1865 : Postillon. — Vélose : Poste aux chevaux. (Vidocq). — Du vieux mot Véloce : Vite. V. Roquefort.
Delvau, 1866 : s. m. Postillon, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Postillon. Abréviation de véloce.
Virmaître, 1894 : Postillon. Vient de véloce, poste aux chevaux. Nos vélocipédistes modernes qui portent une cravache et des éperons pour ressembler à quelqu’un, ignorent certainement ce vocable ancien (Argot des voleurs).
France, 1907 : Abréviation de vélocipède.
Commerçant ou magistrat,
Poète ou trombonne,
Au vélo, plaisir extra,
Joyeux, on s’adonne.
(Victor Leca, L’Écho de la Pédale)
Doit-on dire monter en vélo ou à vélo ?
Trois maitres de la langue française, MM. Gréard, Sarcey et Zola, consultés sur la question, auraient répondu : S’il s’agit d’une bicyclette, dites : « monter à vélo » ; s’il s’agit d’un tricycle, dites : « monter en vélo. »
France, 1907 : Postillon du temps de la poste aux chevaux, qu’on appelait véloce.
Veloceman
France, 1907 : Amateur des sports vélocipédiques, Anglicisme ; le pluriel est velocemen.
Vélocifère
France, 1907 : Nom donné au vélocipède qui dit commencement du XIXe siècle faisait les délices des incroyables ; du latin velox, vite et fero, je porte. Le jardin de Hanovre était le rendez-vous des amateurs, qu’on appelait vélocipèdes, et c’est de la terrasse donnant sur le boulevard des Italiens que partaient les nombreux vélocifères enragés dans les paris de course, ils se dirigeaient soit sur les boulevards, soit vers les Champs-Élysées. Dans une comédie de Dupaty, Chazet et Moreau qui eut un grand succès au Vaudeville en 1804, le public applaudissait à outrance ce couplet :
Vous partisans du petit trot
Cochers qui ne vous presser guère,
Voulez-vous arriver plus tôt
Que le plus prompt vélocifère :
Sachez remplacer aujourd’hui
La rapidité par l’adresse,
En partant deux jours avant lui,
Vous le gagnerez de vitesse.
Ces vélocifères étaient manœuvrés par les vélocipèdes, qui les montaient en poussant avec les pieds contre terre, car il n’y avait ni pédale, ni mécanisme.
Vélocipède (casser son)
France, 1907 : Mourir.
— Ah ! ben ! En v’là un crevé. Ça veut fumer, ça n’tient pas sur ses pattes ; s’il ne dégèle pas cet hiver, s’il ne dévisse pas son billard au printemps, pour sûr à l’automne il va casser son vélocipède.
(Baumaine et Blondelet)
Vélocipédiste
Virmaître, 1894 : Imbécile à deux roues (Argot du peuple).
Vélodrome
France, 1907 : Établissement où l’on donne des leçons de vélocipède ; champ de course pour les vélocipédistes.
Velose
Vidocq, 1837 : s. f. — Poste aux chevaux.
Velours
d’Hautel, 1808 : Habit de velours, ventre de son. On a pendant long-temps appliqué ce quolibet aux habitans des bords de la Garonne ; mais il ne faut pas aller si loin, et les bords de la Seine nous offrent des nuées de fats, de pédans et de petits maîtres, à qui l’application en convient à plus justes titres.
Jouer sur le velours. Jouer sur son gain, des entreprises sur ce que l’on a gagné.
Halbert, 1849 : Cuir.
Delvau, 1866 : s. m. Liaison dangereuse, abus fréquent et intempestif des s dans la conversation. Argot des bourgeois.
Delvau, 1866 : s. m. Tapis, — dans l’argot des joueurs de cartes. Éclairer le velours. Déposer son enjeu sur le tapis. Je n’ai pas besoin d’ajouter que ce velours est en cuir ou en drap, en n’importe quoi, — excepté en velours.
Rigaud, 1881 : Crepitus ventris. — Lâcher un velours, sacrifier à crepitus ventris.
Il lâche tout bonnement en douceur un léger velours.
(Le Père Duchêne)
Le velours se produit dans le monde avec une certaine timidité mélancolique et rappelle les sons filés de la flûte. (Ceci pour les gens qui aiment la précision.)
Rigaud, 1881 : Liqueur douce. — Un petit verre de curaçao, d’anisette, de crème de moka, c’est un velours sur l’estomac.
Rigaud, 1881 : Pataquès. — Le velours est un cuir grammatical, mais un cuir doux. — Ainsi je suis t’été n’est pas un velours ; c’est un cuir bel et bien. Donnez-moi z’en, est un velours.
France, 1907 : Doux, onctueux ; se dit spécialement des liquides spiritueux.
Le haut commerce, à Bordeaux, c’est commerce des vins. Les négociants ont le verbe facile, un tour de poignet délicat pour faire rutiler le vin, à la lueur des bougies, dans le verre de cristal, un claquement de langue spécial pour l’apprécier, un dictionnaire de mots bizarres, — techniques plutôt — pour exprimer cette idée si simple que le vin est bon. Mais il y a du vin meilleur, et de l’excellent et du supérieur. On les distingue au moyen de vocables précieux tels que ceux-ci : « ce vin a du corps, du moelleux, de la rudesse, du ruban, du velours, etc. » Ce sont ici les substantifs qui qualifient.
(Fernand Lafargue, Baiser perdu)
France, 1907 : Pet.
Le velours se produit dans le monde avec une certaine timidité mélancolique et rappelle les sons filés de la flûte.
(Parny)
France, 1907 : Tapis de la table de jeu. Éclairer le velours, déposer son enjeu.
Velours (c’est du)
La Rue, 1894 : C’est bon, excellent.
Velours (faire du)
Rigaud, 1881 : Jouer le bon apôtre, chercher à amadouer, — dans le jargon des voleurs. Mot à mot : faire patte de velours.
Velours (jouer sur le)
Rigaud, 1881 : Jouer avec l’argent du bénéfice.
Fustier, 1889 : Cette expression fait aussi partie de l’argot du turf.
En Angleterre, les grandes écuries ont presque toutes une personne de confiance qui s’occupe spécialement des paris à faire sur leurs chevaux. Ces spécialistes ont besoin d’aides, car si l’on donne de gros ordres, il faut qu’ils soient exécutés simultanément dans les divers cercles de Londres. De cette façon, on écréme le marché dans une matinée et quand le cheval sur lequel on fonde des espérances arrive en bon état au poteau, on peut le rendre à une cote très inférieure et, de cette façon, gagner beaucoup en ne risquant guère. C’est ce qu’on appelle en argot du turf : jouer sur le velours.
(Charivari, avril 1884)
Velouter (se)
France, 1907 : S’enfiler un verre de vin, où de liqueur réconfortante. Argot populaire.
Véloze
Delvau, 1866 : s. f. Poste aux chevaux.
Rigaud, 1881 : Poste aux chevaux.
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