Vider
Vider
d’Hautel, 1808 : Vider les pots et les verres. Pour dire faire ripaille ; boire avec excès.
Fustier, 1889 : Assommer, tuer.
On dut s’interposer ; la mère Teston perdant toute mesure, ne parlait de rien moins que de le vider. (Huysmans, les Sœurs Vatard)
La Rue, 1894 : Assommer. Tuer.
Vider (se)
Delvau, 1866 : v. réfl. Mourir, — dans l’argot des faubouriens.
Vider le plancher
Delvau, 1866 : v. a. S’en aller de quelque part, — dans l’argot du peuple.
Virmaître, 1894 : S’en aller.
— Mon p’tit, ça ne marche plus, tu vas vider le plancher (Argot du peuple).
Vider sa poche à fiel
Virmaître, 1894 : Soulager son cœur, dire tout ce que l’on pense sans ménager ses expressions (Argot du peuple). N.
Vider son panier à crottes
Virmaître, 1894 : Satisfaire un besoin. Il est aussi agréable de vider son panier que de l’emplir (Argot du peuple).
Vider son petit porteur d’eau
Virmaître, 1894 : Expression employée dans les couvents par les jeunes filles, pour dire qu’elles ont un petit besoin à satisfaire (Argot du peuple). N.
France, 1907 : Expression employée dans les couvents par les jeunes filles, pour dire qu’elles ont un petit besoin à satisfaire. (Ch. Virmaître)
Vider un homme
Delvau, 1866 : v. a. Le ruiner, — dans l’argot des petites dames.
Virmaître, 1894 : Il y a plusieurs manières de le vider. On lui vide son porte-monnaie. On le vide en le surmenant. Une maîtresse amoureuse le vide, et quand il rentre au domicile conjugal, sa femme peut le fouiller… et elle aussi (Argot du peuple). N.
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