Voisin

Voisin

d’Hautel, 1808 : Bon avocat, mauvais voisin. Signifie que quand on a pour voisin un homme de pratique, on court risque d’être chicané.

France, 1907 : Informe-toi du voisin avant de prendre le logis, du compagnon avant de te mettre en route. Ce dicton plein de justesse nous vient des Arabes. Le poète Saadi écrit dans son Parterre de roses : « Désireux d’acheter une maison, je me mis en quête. Un juif me dit : Achète celle que tu vois là-bas : elle est agréable, commode, belle et bien située. — La connais-tu ? demandais-je. — Si je la connais, elle est voisine de la mienne, et je puis t’affirmer que tu n’y trouveras nul désagrément. — Oh là ! m’écriai-je. Et ne comptes-tu pas celui d’être ton voisin ? »
Ayez les Français pour amis et non pour voisins. Les Français ont passé de tous temps pour turbulents, querelleurs et de parole peu sûre. Le mot ci-dessus est attribué à l’empereur Nicéphore Ier, qui, vers l’année 803, avant traité avec les envoyés de Charlemagne au sujet des limites à fixer à l’Empire, prit toutes précautions pour n’avoir pas les Francs pour voisins.

Voisiner

d’Hautel, 1808 : Rendre des visites très-fréquentes à ses voisins ; se prend toujours en mauvaise part.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique